PÔLE RESSOURCES REGIONAL DES MALADIES NEURO-DEGENERATIVES
Occitanie Ouest

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Le diagnostic

Le diagnostic de maladie de Parkinson se fait grâce à l’examen clinique qui permet de retrouver les principaux symptômes de la maladie. Effectué par un médecin qualifié, en général un neurologue, cet examen très spécifique est fiable à 90% et il n’est pas nécessaire de réaliser d’examens complémentaires. Ces examens, tels que scanner cérébral ou IRM (imagerie par résonance magnétique), sont normaux dans la maladie de Parkinson. Ils sont parfois demandés pour éliminer d’autres problèmes de santé, lorsqu’il y a un doute dans le contexte ou l’examen clinique.

La scintigraphie cérébrale aussi appelée DATSCAN permet de montrer la conséquence du manque de Dopamine sur les noyaux gris centraux. Mais cet examen ne permet pas non plus de confirmer de manière spécifique la maladie de Parkinson.

Image DATSCAN

Cependant, l’efficacité du traitement, c’est-à-dire la nette réduction des signes moteurs et l’amélioration de la mobilité de la personne atteinte après la mise en place du traitement anti parkinsonien est un argument supplémentaire en faveur du diagnostic.

Si besoin, un test à la L-Dopa (voir les traitements) peut être utilisé pour évaluer l’efficacité de la L-Dopa sur les symptômes moteurs de la maladie à l’aide d’une échelle d’évaluation spécifique. Le résultat attendu après évaluation est une amélioration d’environ 50% des signes moteurs.  Ce test peut être effectué pour confirmer le diagnostic de la maladie, pour adapter le traitement et en particulier dans le cadre du bilan préopératoire de la Stimulation Cérébrale Profonde.

Image de comprimes

En quoi consiste l’examen clinique ?

Pour mettre en évidence les symptômes de la maladie de Parkinson, le neurologue demande au patient d’effectuer certains mouvements précis de façon rapide et répétée (marionnettes, mouvements des mains et des doigts, des pieds…). Ils vont permettre le dépistage de l’akinésie qui se manifeste par une certaine lenteur et des difficultés à effectuer les gestes demandés, en comparant les deux côtés. 

Il réalise aussi certaines manœuvres sur le patient en mobilisant plusieurs fois ses membres et sa tête pour percevoir l’augmentation du tonus musculaire appelée rigidité ou raideur, vérifier l’équilibre. Il observe le patient marcher pour évaluer une modification du pas, une réduction du balancement du bras. Pendant la consultation, il repère la diminution de l’ampleur des mouvements du corps et des mimiques du visage, et peut constater un tremblement de repos.

Tout au long de cet examen, il compare les deux côtés lui permettant d’identifier le côté le plus atteint et donc l’asymétrie des symptômes, élément déterminant du diagnostic.