PÔLE RESSOURCES REGIONAL DES MALADIES NEURO-DEGENERATIVES
Occitanie Ouest

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La recherche

 

La recherche est très active dans la maladie de Parkinson, tant pour mieux en comprendre les causes, que pour développer de nouveaux traitements.

En ce qui concerne la physiopathologie de la maladie, de nombreux chercheurs travaillent sur l’hypothèse d’une maladie atteignant primitivement le système digestif pour être transmise par la suite au cerveau. En effet, des stigmates de la maladie sont retrouvés au niveau de la paroi intestinale plusieurs années avant l’apparition des symptômes parkinsoniens.

Plusieurs types de traitements sont actuellement à l’étude.

Premièrement, certaines équipes de recherche travaillent sur des médicaments potentiellement « neuroprotecteurs », c’est-à-dire capables de stopper ou ralentir l’évolution de la maladie.

Par exemple, une étude européenne visant à évaluer l’efficacité d’un médicament chélateur du fer va prochainement débuter en France. Il est en effet prouvé qu’il existe une accumulation de fer au niveau de la substance noire chez les patients parkinsoniens. Un médicament « chélateur du fer » c’est-à-dire qui empêche le fer de se déposer, pourrait donc empêcher la maladie de se développer. Une étude préliminaire de petite taille (40 patients) a permis de confirmer que ce traitement pourrait améliorer les symptômes et ralentir l’évolution de la maladie. La recherche est également active en ce qui concerne les cellules souches ; le principe est de remplacer les neurones dopaminergiques détruits par de nouveaux neurones tous neufs !

Deuxièmement, une grande partie de la recherche continue à travailler sur des médicaments symptomatiques c’est-à-dire visant à améliorer les symptômes de la maladie de Parkinson.

Par exemple, la thérapie génique consiste à apporter, via un virus rendu inoffensif, les gènes permettant de fabriquer la dopamine, à d’autres neurones qui normalement ne produisent pas de dopamine et qui ne sont pas détruits par la maladie de Parkinson. Ainsi, la dopamine est à nouveau fabriquée et on peut penser que les symptômes dus au manque de dopamine vont s’améliorer. Pour l’instant, les résultats des expérimentations avec cette technique ne sont malheureusement pas satisfaisants. Des études sont également en cours pour développer de nouvelles formes d’administration de L-Dopa par voie inhalée, à libération prolongée, par pompe…etc.

De toutes nouvelles molécules sont également à l’étude, telles que des molécules pouvant réduire les fluctuations motrices ou les dyskinésies.

Toutes ces études ne sont que des exemples ; il est impossible de citer tous les protocoles en cours tant la recherche est active dans la maladie de Parkinson !