PÔLE RESSOURCES REGIONAL DES MALADIES NEURO-DEGENERATIVES
Occitanie Ouest

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Les causes

La SEP est dite plurifactorielle. Son apparition est liée non pas à une seule cause mais à l'association de plusieurs facteurs. Il s'agit de la conjonction de facteurs endogènes, propres à l'individu (génétiques) et de facteurs exogènes liés à l'environnement.

Facteurs endogènes

La SEP n'est pas une maladie héréditaire contrairement à certaines maladies musculaires ou à l'hémophilie qui sont transmises à la descendance par l'intermédiaire d'un unique gène défectueux.

Des facteurs génétiques influencent cependant l'apparition de la maladie. On parle de maladie polygénique car plusieurs gènes doivent être réunis pour acquérir une prédisposition. Ainsi, le risque d'avoir une SEP lorsque l'un de ses parents ou de ses frères et soeurs est atteint, est légèrement supérieur à celui d'un individu n'ayant aucun membre de sa famille atteint. Ce risque augmente significativement lorsqu'il s'agit de  « vrais jumeaux ».

En revanche, le risque pour une mère atteinte de transmettre la maladie à son enfant est inférieur au risque d'avoir un enfant porteur d'une malformation quelconque à la naissance dans la population générale. Enfin, il existe des familles au sein desquelles plusieurs membres sont atteints. On parle, dans ces cas, de formes familiales de SEP qui représentent 10 à 15% des patients.

La SEP appartient aux maladies dites auto-immunes car le système de défense de l'organisme normalement dirigé contre des agents étrangers fonctionne anormalement et attaque certains de ses propres composants. Dans le cas de la SEP, il se focalise sur les composants de la myéline.

Facteurs exogènes

De nombreux facteurs ont été suspectés dans les mécanismes de déclenchement de la maladie sans qu'il soit possible d'identifier l'un d'entre eux comme pouvant à lui seul déclencher la maladie : climat, ensoleillement, toxiques, alimentation, agents infectieux.

La responsabilité de certains virus à été évoquée. Le plus vraisemblablement impliqué est le virus d’Epstein Barr. C’est le responsable de la mononucléose infectieuse, maladie bénigne dans l’immense majorité des cas mais qui survenue plus tardivement que dans l’enfance, pourrait préparer un « emballement » des réponses immunitaires à l’origine de la SEP.

La vitamine D semble avoir un rôle dans la survenue et la sévérité de l’affection mais les mécanismes impliqués et l’intérêt d’une correction de son taux ne sont pas clairement établis. Il est reconnu  que les patients atteints de SEP ont des taux dans le sang de vitamine D plus bas que la population générale et que la maladie est d’autant plus sévère que les taux sont bas. On ne sait toutefois toujours pas  si la correction de cette « carence » a un quelconque effet sur l’évolution de la maladie.

De façon plus récente, il a été clairement démontré que le tabagisme, tant actif que passif, était néfaste pour la SEP. Non seulement, la maladie est plus « agressive » chez les fumeurs mais il augmente le risque d’évolution vers une forme secondairement progressive.

En revanche, les infections virales, pourraient favoriser la survenue de poussées par simple activation aspécifique du système immunitaire. En effet, on constate une augmentation de la fréquence des poussées, qui sont trois fois plus élevées, dans les deux à quatre semaines après une infection des voies respiratoires.